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On se souvient : Le réacteur nucélaire de Sarkozy en Lybie

12 novembre 2013

Libye : Sarkozy a joué "la mouche du coché" en octroyant un réacteur pour s'offrir un scuccès diplomatique. C'était en 2007.

On se demandait ce que venait, exactement, faire la France dans cette galère Libyenne (dont les contrats d'armement étaient en cours depuis 18 mois) et on se disait bien que Khadafi n'avait pas libéré les infirmières Bulgares pour faire plaisir à Mme SARKOZY.

En reprenant la chronologie des dernières semaines précédant la libération des infirmières bulgares (au vu des diverses révélations du fils Khadafi ou de la Presse), on s'aperçoit, ci-dessous :

- d'une part, de la volonté de la France de contrer un arrangement obtenu, notamment, par l'Allemagne, et,

- d'autre part, de la motivation de Sarkozy pour obtenir un succès diplomatique sur la scène internationale :__ 1) - à la mi-juin 2007, à Bruxelles, l'Allemagne (indépendamment de l'activisme de la France) fait plier, dans la nuit, la Pologne en la menaçant d'une Convention Inter Gouvernementale (CIG)en cas de refus du mini-traité Européen ;

2) - jusqu'à la mi-juin 2007, un accord de principe était en voie de finalisation :

  • entre la Libye d'une part,
  • et le Ministre Allemand des Affaires Etrangères et la Représentante Autrichienne de l'Union Européenne pour les Droits de l'Homme, d'autre part ;

3) - la France ayant voulu contrer un nouveau succès de la diplomatie Allemande, après celui du mini-traité Européen de Bruxelles a fait de la surenchère auprès de la Libye comme le montrent les déclarations, début août 2007, du fils Khadafi, relatives au fait que des contreparties allant au-delà des exigences libyennes étaient proposées ;

4) - fin juin 2007, le Groupe nucléaire Français AREVA, est "brusquement consulté" par le Gouvernement Français pour faire les propositions de ses potentialités" dans le domaine du nucléaire civil, à la Libye, comme le révèle le Parisien dans son numéro du 13 août 2007 ;

5) - la France ne fait état de la livraison d'un réacteur nucléaire à la Libye qu'après la libération des infirmières Bulgares :

  • pour ne pas donner le sentiment qu'il s'agit d'une contrepartie ou d'une pression, et, aussi,
  • pour profiter de l'euphorie internationale consécutive à la libération des otages ;
  • pour rendre irréversible cette livraison (puisqu'il ne sera plus possible de renégocier les conditions après la libération) ;

6) - ce n'est, donc, que pendant le voyage de Sarkozy à Tripoli (au lendemain de la libération des otages) qu'il est fait état de la livraison "d'un réacteur nucléaire pour désaliniser l'eau de mer", dans un cadre économique et un contexte méditerranéen ;

7) - fin juillet, l'Allemagne émet un communiqué désapprouvant la livraison d'un réacteur nucléaire à la Libye.

Ce n'est pas, bien entendu, la libération des infirmières Bulgares, qui est critiquable :

- c'est le type et le niveau de concessions consentis (par la France) qui est en cause (si l'on se fie aux déclarations du Fils Khadafi de début août 2007 au Monde),

- alors que l'Allemagne et l'UE finalisaient un accord de principe de libération, sans livraison d'un réacteur nucléaire.

Quel gâchis, M. Sarkozy :

a) d'avoir donné de la considération à un dictateur et de lui avoir donné un équipement nucléaire dont vous aurez du mal à refuser l'enrichissement à l'Iran,

b) d'avoir voulu vous offrir un succès international surpayé, en vous immisçant dans une négociation, pour contrer la diplomatie allemande et Européenne

c) d'avoir joué "La mouche du coche" (de la fable de La Fontaine) :

  • en vous immisçant, telle "la mouche", dans la fin de la négociation, par le biais de la proposition d'un réacteur nucléaire à un pays qui n'en demandait pas tant pour libérer, enfin, "le coche" ;
  • en vous attribuant le mérite quasi-exclusif de la libération des otages Bulgares, alors que la négociation était en voie de conclusion !

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